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Thursday, 01. February 2018
01:00 - Programme MFJ de février
L'accès aux manifestations de la Maison franco-japonaise (MFJ) est libre. Prière de vous inscrire depuis la page Agenda du site web : www.mfj.gr.jp.
Saturday, 03. February 2018
10:00 - Découverte théâtre Nô complet !
L'AFJ vous propose une journée de découverte du Nô au Théâtre National du Nô (Kokuritsu No-gakudo). Conférence entièrement traduite en français faite par LAYER Yoko, Shite (actric...
Sunday, 04. February 2018
11:28 - 10 Host families Wanted!
We are providing short-term (10 days) homestay program for the students who are not able to go abroad because of financial reasons. Assistant fee for the host families is provided.
Monday, 05. February 2018
10:00 - P'tit Déj Accueil
Japon Accueil reprend du service ! Que vous soyez fraîchement arrivé(e) ou bien installé(e) au Japon, l’équipe de Japon Accueil a le plaisir de vous rencontrer tous les 2èmes lundi...
15:02 - Devenez instructeur secouriste
Si vous souhaitez enseigner le secourisme, voici la formation qu'il vous faut. Du 24 au 30 mars, un instructeur spécialisé, d'Allemagne vous formera à l'instruction des cours de pr...
Thursday, 08. February 2018
08:35 - "Dessine-moi un robot !" Concours
8ème Grand Prix Franco-Japonais de Designs de Robots pour écoliers, collégiens, lycéens et étudiants. Grand Prix Franco-Japonais de Designs de Robots est créé en raison des échang...
19:00 - Soirée tarot
Soirée jeux de cartes dînatoire, une soirée décontractée sous le signe du jeu et de la bonne humeur. Tarif cotisant : 3.500 yens Dîner et boissons inclus
Friday, 09. February 2018
01:00 - Offre d'emploi - Stagiaire Business Development
Position: Business development and program management Vous serez amené à créer des liens forts et durables avec des centaines d’entreprises sur toute la région de Tokyo tout en ay...
12:30 - Seminar on Japanese Economy / Society
Conférencier : Xavier MELLET (Waseda University) Populism has become a popular notion in both France and Japan to describe a new kind of demagogue who successfully participates in...
19:00 - Weekend ski à NAEBA (Complet)
La deuxième sortie ski AFJ de la saison avec départ le 09 février en début de soirée. Le voyage s'effectue par bus privé grand confort au départ de Yokohama à 18h30 et à SHINJUKU ...
19:20 - Tarot de Yokohama
Soirée jeux de cartes dînatoire, une soirée décontractée sous le signe du jeu et de la bonne humeur. Tarif cotisant : 2,300 yens Dîner et boissons inclus.
19:57 - Digital Choc 2018: Spaceship Earth
L'IFJT a le plaisir de vous convier du 9 février au 4 mars à la nouvelle édition de son festival d'arts, de musiques et de cultures numériques, Digital Choc. Pour sa 7e édition, Di...
Sunday, 11. February 2018
10:30 - Parade au sanctuaire Meiji le 11 fév.
En ce jour férié, le Japon fête la fondation du Royaume, il y a 2678 ans selon la tradition. C’est l’occasion de se replonger dans les origines royales du Japon à travers les festi...
Tuesday, 13. February 2018
19:00 - Soirée Karaoké le 13 fév.
Venez découvrir avec nous ce classique des soirées japonaises ! Chansons et bonne humeur à volonté à Shibuya !
Wednesday, 14. February 2018
10:00 - Claude Monet et le Japon
Matthieu Séguéla donnera une conférence intitulée « Claude Monet et le Japon » mercredi 14 février de 10 h à 12 h à la Maison franco-japonaise (Ebisu). Organisation : Amies de lang...
19:00 - Diner Saveurs Nabe et Namahage (Complet)
Découvrez (ou goûter à nouveau) cette double culture en provenance d’Akita au restaurant Akita Dining le jour de la Saint-Valentins, dans une ambiance amicale informelle et un déco...
Thursday, 15. February 2018
14:00 - Atelier Ikebana
Makiko Morange vous invite tous les jeudis après-midi, sur inscription, à découvrir l'arrangement floral japonais également connu sous le nom de "Kado". "L'ikebana est l'illustrat...
Saturday, 17. February 2018
09:30 - Atelier Photographie
A4 - Le regard 2 • Le cadrage et le moment photographique – portrait et photo de rue – Noter l’action ou l’expression • Composition, angle de vue, position du photographe, rappo...
Saturday, 24. February 2018
19:00 - Chambara Sportif
Le chambara sportif ou "Spochan" souvent utilisé dans le langage parlé, est une escrime martiale, ludique et sportive qui se pratique avec des armes en mousse (épée, épée court, la...
Wednesday, 28. February 2018
20:00 - Atelier Pilates
Tous les mercredis, cours de Pilates en japonais et en français. Le Pilates est une méthode douce qui vise à renforcer le corps de façon harmonieuse, afin de rectifier les mauvaise...

l'AFJ, les activités pour les francophones au Japon

Ecole française de Saint Maur

Entretien avec M. Richard Delrieu, président de SOS Parents Japan

Plus d’un mois après la remise aux parlementaires japonais des listes de signataires de la campagne de pétitions réalisé SOS PARENTS JAPAN, SOS PAPA international et Oyakonet, Alexandre JOLY, président de la section MoDem Japon fait le point avec Monsieur Richard DELRIEU, président de l’association SOS PARENTS JAPAN, dont des extraits sont présentés ci dessous.

 

 

M. Delrieu, votre association cherche à faire reconnaître par la justice japonaise le partage de l’autorité parentale et un droit de visite réel pour le parent qui n’a pas la garde de l’enfant. 

L’enlèvement parental est encouragé — et récompensé — par le système de lois en vigueur au Japon. La police, n’intervient jamais dans ce genre de cas d’enlèvement parental, considérant que les affaires familiales relèvent du droit civil et ne la concernent pas. Mais, appelée en renfort par la mère (ou sa famille), qui utilise à son profit la « Stalker Law » (loi anti-harcèlement), elle n’hésite pas à interpeller des pères près du domicile de leur enfant kidnappé qu’il n’ont plus vu, parfois, depuis des années, enfant avec lequel ils tentent désespérément d’entrer en contact ou de lui faire passer un cadeau !

Cette loi contestable permet en effet aux mères, après enlèvement licite, de tenir à distance les pères en toute légalité. En réalité c’est, ni plus ni moins, la loi de la jungle qui fonctionne, sous la protection des tribunaux et de la police.

Pour éviter toute supputation inopportune, permettez-moi d’ouvrir une parenthèse. Des propos fallacieux ont été tenus par un avocat japonais du nom d’Ohnuki durant une récente émission de la télévision NHK sur les enlèvements internationaux d’enfants (NDLR : voir la réaction de M. Colleau). Me Ohnuki est un avocat bien connu pour ses positions anti-Convention de la Haye, et pour être le défenseur de mères japonaises kidnappeuses. Cet avocat a présenté les nombreux enlèvements d’enfants commis par les mères japonaises comme le résultat d’une fuite salutaire, justifiée dans 90 % des cas par les violences conjugales de leur mari étranger (!).

Avant de vous marier et d’avoir un enfant franco-japonais, aviez-vous eu connaissance de cas similaires ?

Hélas non. Et je regrette vraiment, ainsi que l’ensemble des pères français qui se trouvent dans la même situation que moi, qu’aucune information sur des cas semblables d’enlèvements et de non-présentation d’enfants, ni sur les particularités de la loi japonaise en matière de mariage et de divorce, n’ait été donnée jusqu’à ce jour aux résidents français par les consulats de France au Japon — ce qui devrait pourtant être un devoir citoyen. Bien que les consulats aient dans leurs dossiers des dizaines de cas similaires au mien, on a continué à laisser aller au « casse-pipe » les futurs candidats français au mariage avec des femmes japonaises, et les mariés tout autant, sans les informer de rien. On avait trop peur de fâcher nos amis nippons en faisant de l’information…et peut-être, qui sait, de prendre ainsi le risque ne plus être invités à prendre le thé ?

Lors d’une réunion organisée à l’Ambassade de France à Tokyo le 13 juillet dernier, à l’invitation et en présence de l’Ambassadeur, — suite à notre demande formulée dans ma lettre ouverte au consul de France à Tokyo— Monsieur Philippe Faure, Ambassadeur de France, réellement touché par le drame que nous vivons, a donné à ses consuls des directives pour une orientation nouvelle dans l’action des consulats, et particulièrement dans leurs rapports avec les parents français…

Nous allons voir. Ces nouvelles directions peinent cependant à se concrétiser rapidement pour l’ensemble des cas en cours depuis le départ en vacances de l’Ambassadeur fin juillet… Nous espérons beaucoup de son retour prochain. Jusqu’à maintenant, les quelques démarches qui ont été entreprises par les consulats n’ont abouti à aucun résultat (à l’exception d’un cas très récent à Tokyo, semble-t-il).

D’une façon générale, un réel problème de motivation, de compétence et de disponibilité des consuls en ce domaine a l’air de se poser. En effet, il a été dit à plusieurs membres de notre association « qu’on n’avait pas le temps de gérer à bien leur dossier ». À la décharge des consuls, même si une telle réponse est inévitablement vécue comme révoltante par un parent en détresse, elle peut-être, froidement, compréhensible, compte tenu de l’urgence et de l’augmentation du nombre de cas à traiter (32 actuellement selon l’Ambassade), et des autres tâches que les consulats se doivent de gérer parallèlement.

À l’heure actuelle, personne, à l’Ambassade, n’est suffisamment formé sur le plan juridique ni psychologique, ni assez disponible pour s’occuper activement de ces dossiers au jour le jour. Un Magistrat de liaison en poste à Tokyo, chargé exclusivement de gérer les dossiers d’enlèvements et de non-présentation d’enfants au Japon, s’avère désormais nécessaire. Il ne manquera pas de travail. Il devrait s’agir d’un fonctionnaire français, de préférence maîtrisant le japonais, capable de négocier en permanence avec les familles et les autorités japonaises, se faisant assister, suivant les besoins, de juristes et d’avocats japonais compétents et fiables, ainsi que de psychologues et de psychiatres, et qui serait tenu de rendre compte de façon hebdomadaire de son action directement à l’Ambassadeur et à Paris. Nous en avons cruellement besoin. Nous lançons pour cela un appel au Ministère des Affaires Etrangères.

Les psychologues japonais eux-mêmes reconnaissent que, dans la plupart des cas d’enlèvement et de non-présentation d’enfants au Japon, le comportement des mères kidnappeuses relève d’un « pattern » commun révélant des troubles psychologiques graves, voire une réelle pathologie mentale. Face à cela, nos diplomates, n’étant pas formés en conséquence, se trouvent bien démunis, ont du mal à voir à qui ils ont réellement affaire, et encore plus à agir en conséquence. Il faut donc qu’une équipe spécialisée, centralisée à l’Ambassade à Tokyo, travaille sur les nombreux cas en cours autrement qu’à l’aveuglette, comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si l’on veut avoir des résultats, il faut s’en donner les moyens et arrêter de tourner autour du pot.

Qu’est-ce que les associations comme la vôtre, ou encore SOS PAPA international et Oyakonet cherchent à obtenir concrètement des autorités japonaises ? Et quelles ont été les réactions des parlementaires lors de la remise de la pétition ?

Les associations de parents, qu'elles soient étrangères ou japonaises, ont des revendications identiques :

  • La signature par le Japon de la Convention de La Haye de 1980 sur les Aspects Civils de l’Enlèvement International d’Enfants,
  • L’application réelle et effective de la Convention de New York (1989) relative aux Droits de l’Enfant (CRC), signée par le Japon en 1994 (dont l’Art. 9-3 réclame une poursuite des relations parents-enfants après une séparation familiale)
  • Le partage de l’autorité parentale après séparation du couple parental,
  • L’inscription dans la loi japonaise du droit de visite et d’hébergement et, à terme, de la résidence alternée,
  • La prise en compte du Syndrome d’Aliénation Parentale par les tribunaux japonais,
  • L’attribution aux tribunaux des affaires familiales japonais de moyens coercitifs permettant l'application de leurs décisions.

Nous y ajoutons (SOS PARENTS JAPAN et SOS PAPA) :

  • La reconnaissance légale du droit des enfants binationaux à recevoir une double éducation culturelle et linguistique,
  • Le traitement égal, dans les faits, des parents étrangers et japonais devant la justice japonaise,
  • La nomination d’une commission juridique franco-japonaise destinée à régler les cas d’enfants franco-japonais en souffrance — la Convention de La Haye précitée, dans le cas où le Japon accepterait de la signer, ne pouvant être rétroactive.

Ces revendications ont été remises à l’Ambassade du Japon à Paris le 29 juin dernier lors d’un rassemblement conjoint de SOS PAPA et de SOS PARENTS JAPAN devant cette ambassade, auquel participaient plusieurs parlementaires français. Des tracts ont été distribués sur la voie publique, et une délégation, comprenant des parents et ces parlementaires, a été reçue par le ministre conseiller de l’Ambassade du Japon.

L’Ambassadeur de France au Japon avait aussi rencontré son homologue japonais, Monsieur Saito, juste avant sa prise de fonctions récente à Paris, et l’avait fermement prié de prendre ce problème en haute considération.

À titre d’exemple, rappelons qu’en Asie, la Chine (depuis 2001) et la Corée du Sud ont un droit de visite dans leur loi. Mieux, en Chine, la coopération des parents séparés ou divorcés dans l’éducation de leurs enfants est un devoir civique. Le Japon a énormément de retard dans ce domaine par rapport à ses proches voisins, à qui il donne pourtant volontiers des leçons de Droits Humains.

La pétition de l’association de parents japonais Oyakonet — Oyakonet signifie network (réseau) parents-enfants — a été présentée au mois de juillet au Parlement japonais. Plus de 6000 signatures ont été réunies, et de nombreuses pétitions signées sont venues de la communauté française et de la France. Cette solidarité internationale a beaucoup touché les parents japonais avec lesquels nous luttons main dans la main. Ceux-ci — beaucoup de pères, mais aussi des mères dont les enfants ont été enlevés par leur mari japonais — pensent que le système juridique de leur pays n’est plus adapté aux évolutions de la société et des mentalités, et luttent pour que leurs enfants continuent à avoir deux parents.

Un groupe de travail sur les problèmes du droit de visite et du partage de l’autorité parentale s’est constitué au Sénat japonais. J’y ai participé, en compagnie de notre conseiller AFE, Thierry Consigny, et des responsables d’associations de parents japonais et étrangers, le 15 juillet dernier. Des députés et des sénateurs japonais de tous bords travaillent à l’élaboration d’un projet de loi, en collaboration avec des juristes.

Une nouvelle pétition d’Oyakonet, au contenu identique, sera adressée cette fois à chaque préfecture avant les très prochaines élections, afin qu’elle puisse parvenir à la nouvelle assemblée du Japon élue en automne. Le statu quo juridique étant maintenu par les milieux conservateurs actuellement au pouvoir, un changement de majorité pourrait avoir une influence décisive sur l’état de la loi japonaise en matière familiale. En effet, Monsieur Yukio Hatoyama, le nouveau Premier ministre du Japon, déclarait récemment, dans une interview publiée dans le Japan Times Herald le 20 juillet dernier : « We support ratifying and enforcing the Hague Convention, and involved in this is a sweeping change to allow divorced fathers visitation of their children. »

Pensez-vous que les autorités françaises peuvent jouer un rôle décisif ? Et si oui, comment ?

Nous pensons que la France, pays à l’origine du concept de Droits Humains, se doit d’être à la pointe du combat pour le respect des Droits de l’Enfant. Elle doit pour cela avoir le courage de déranger un peu et de se battre pour que nos (ses) enfants, citoyens français, soient traités comme tels par les autorités et par la justice japonaises. Pour que cela soit, nous pensons qu’elle doit aller au-delà de simples discussions aimables qui ne servent aux autorités japonaises qu’à gagner du temps et, pour finir — disons-le tout net — qu’à « rouler dans la farine » leurs interlocuteurs. Ils n’en sont pas à leur coup d’essai.

À l’initiative de la France, une commission bilatérale franco-japonaise devrait se mettre en place en septembre pour traiter les affaires en cours d’enlèvements et de non-présentation d’enfants franco-japonais. Ce traitement du problème au cas par cas, qui est un début prometteur, permet néanmoins à la partie japonaise d’éviter d’avoir à aborder le problème de fond. Et ceux-ci ont déjà annoncé qu’une bonne partie des demandes françaises ne serait pas recevable. Ce qui laisse présager que nous risquons d’entrer dans une négociation « de salon » qui risque fort de tourner en rond, puisqu’elle est pour l’instant soumise au bon vouloir de nos interlocuteurs nippons. Nous devons impérativement fixer une date butoir pour une mise en œuvre honorable du traitement des cas en cours. Sans quoi il faudra avoir recours à des moyens plus radicaux pour les résoudre et en finir avec ce problème scandaleux qui dure depuis trop longtemps déjà.

Monsieur Bernard Kouchner, avant d’être ministre des Affaires Etrangères, était le champion déclaré du « droit d’ingérence ». Nous souhaiterions qu’il s’en souvienne aujourd’hui et qu’il parle haut et fort au nom de nos enfants, victimes d’un système juridique local d’un autre âge qui protège les mères japonaises kidnappeuses, institue une monoparentalité forcée et prive nos enfants de tout contact avec la France. La visite, prévue en février 2010, du président Sarkozy au Japon, pourrait être d’une importance certaine sur l’évolution de la situation de nos enfants. Nous souhaitons qu’il prenne réellement le « taureau par les cornes » et mette les autorités japonaises face à leurs responsabilités.

Le problème des moyens de pression vis-à-vis des autorités japonaises, dont disposent nos services diplomatiques, se pose en effet. Notre ambassadeur, Monsieur Philippe Faure, expliquait, dans une interview diffusée sur France 24 au mois d’avril que les autorités françaises en étaient dépourvues, et que "Nos seuls moyens sont de convaincre les Japonais que ce sont des droits de l’Homme élémentaires pour un père de voir son enfant". Cela peut prendre du temps…

Il semble désormais urgent que la France se dote de moyens nouveaux et efficaces pour protéger nos enfants binationaux de la coupure totale des relations avec leur famille française et de la japonisation totale qu’ils subissent, et surtout pour les sortir de la situation d’otages qui est la leur. SOS PARENTS JAPAN a proposé récemment une mesure préventive, afin de protéger nos ressortissants et leurs enfants binationaux futurs d’une éventuelle coupure des relations en cas de séparation ou de divorce : l’établissement d’un moratoire sur les célébrations et les validations par la France des mariages franco-japonais. Ce moratoire serait en vigueur tant que le Japon n’aurait pas signé la Convention de la Haye, et tant qu’il n’aurait pas stipulé dans son code civil un droit de visite honorant sa signature (1994) de la Convention de New York sur les Droits de l’enfant, qui établit (Art. 9.3 précité — nous soulignons) « Les Etats parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant. »

Un tel moratoire est une mesure radicale, soit, mais qui répond à une situation radicale. En l’absence d’autres leviers, et en dernier recours, il constitue un moyen de pression non négligeable sur l’Etat japonais. Cette proposition de moratoire ne semble pas avoir bénéficié jusqu’à ce jour d’une grande attention de la part de nos diplomates. Nous la réaffirmons néanmoins, et allons la faire remonter au plus haut de l’Etat français, avec l’espoir qu’elle reçoive un écho parmi des esprits haut placés éclairés et courageux. Nous avons rendez-vous à Paris le 2 septembre avec Monsieur Alain Catta, Directeur des Français à l’Etranger, et avec Monsieur Mahrez Abassi, magistrat chargé de mission au Ministère des Affaires Etrangères et Européennes. Nous espérons que nous serons entendus, et que des mesures d’urgence, correspondant à nos attentes, seront prises et mises en œuvre sans tarder, avec efficacité.

L’idéal serait que cette initiative de moratoire soit suivie par les pays qui, concernant ce dossier, ont déjà fait avec la France des démarches auprès du gouvernement japonais en mai et en juillet 2009. (Symposium sur l’Enlèvement International d’Enfants au Japon et Enlèvement international d’enfants : une nouvelle démarcheNDR: Liens inopérants au 15 septembre 2011), mettant en garde le Japon de l’imminence d’un problème politique entre nos pays et celui-ci s’il ne se résolvait pas à agir. Le chef du Parti Démocrate Japonais, Monsieur Yukio Hatoyama, a d’ailleurs fait allusion à cela dans son interview citée plus haut : « We have been condemned by the USA, Canada, the UK, and France over this and I firmly believe we need to change things as I mentioned. The effect will be Japan coming into this century. »

Il est temps, pour la France et ses alliés américains, canadiens, britanniques notamment, et aussi allemands, de se donner les moyens d’amener le gouvernement japonais — qui n’a de cesse de dénoncer les enlèvements d’enfants japonais par les Nord-Coréens, et qui brigue un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU — à respecter ses engagements internationaux, et à enfin créer une situation juridique plus humaine dans le pays, pour le plus grand bien de sa propre société, de ses enfants, et des nôtres.

SOS PARENTS JAPAN remercie le MoDem pour l’intérêt et le soutien qu’il apporte à la cause des Droits de l’Enfant, et en particulier à notre combat au Japon pour maintenir le lien avec nos enfants binationaux, privés de leur père français.

Version intégrale de l'interview: http://udfjapon.hautetfort.com