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Sunday, 13. August 2017
18:00 - Chambara Sportif
Le chambara sportif ou "Spochan" souvent utilisé dans le langage parlé, est une escrime martiale, ludique et sportive qui se pratique avec des armes en mousse (épée, épée court, la...
Saturday, 19. August 2017
09:00 - Visite de Miyajima
Venez à la rencontre de la nature, de la culture et de l'histoire de Miyajima ! Écotour exceptionnel organisé par la Setonaikai
Friday, 25. August 2017
19:20 - Tarot de Yokohama
Soirée jeux de cartes dînatoire, une soirée décontractée sous le signe du jeu et de la bonne humeur. Tarif cotisant : 2,300 yens Dîner et boissons inclus.
Saturday, 26. August 2017
14:30 - Pique-nique de rentrée
Venez nous retrouver à notre pique-nique de rentrée pour un moment de détente, de rencontres et de convivialité.
18:15 - Shinjuku après le coucher de soleil
Laissez-vous guider dans Shinjuku, un des quartiers majeurs de Tokyo pour sa vie nocturne.

l'AFJ, les activités pour les francophones au Japon

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Compte-rendu de la Journée Kabuki du 14 février 2009

Le 14 février a eu lieu la deuxième coopération de l’AFJ et de l’ALFI : 28 membres de l’AFJ et 16 de l’ALFI se sont retrouvés au Kabukiza.
La journée a commencé à 9h30 avec la conférence de M. Yu Ohara, Président du comité du musée électrique littéraire du Japan Pen Club, Administrateur du Japan Pen Club et également en charge de multiples choses liées au Kabuki.
M. Ohara nous a expliqué l’histoire et la connaissance de base sur le Kabuki, le récit et le charme de chaque représentation de ce jour.

La première représentation, Sugawara-Denjyu-Tenaraï-Kagami, est une pièce venant de Ningyo-Johruri(Bunraku). Celle-ci est classée comme une “Jidai-mono”, un répertoire basé sur des affaires politiques et des troubles dans une famille noble ou de Samouraï, parfois une critique sur la politique qui était strictement interdite à l’époque. Cette pièce nous montre un des charmes du Kabuki, l’art de la stylisation : les Kurogos, les Kodôgues, les Kôkens, etc...

La deuxième représentaion, Kyo-ganoko Musume-Ninin-Dojoji, est inspirée par une pièce de Nô. La danse des deux Onnagatas (acteur qui joue un rôle de femme) est le clou de cette pièce, surtout celle de la “belle” Tamasaburo.
Tamasaburo, déjà connu des amateurs de danse en France pour sa création du ballet avec Maurice Béjart, incarne l’âme d’une princesse morte d’amour et devenue un gros serpent par rancune, refusée par un homme. Tamasaburo, considéré comme un des meilleurs Onnagatas de notre époque, est à la fois l’acteur principal et le metteur en scène, ce qui est un caractère particulier du Kabuki. Son idée originale est de présenter deux princesses dansant symétriquement au lieu d’une seule normalement. La danse et plusieurs changements rapides de Kimono sont les beautés sublimes de cette pièce. L’autre Onnagata est interprété par Onoe Kikunosuke. Kikunosuke est le fils de Onoe Kikugoro (Maison Otowaya) et héritier des styles de la maison Otowaya transmis depuis des générations.

La dernière représentation de ce jour, Ninjo-Banashi-Bunshitchi-Mottoi, est une pièce relativement “nouvelle”, créée à l’ère Meiji (1868 ~ 1912), de l’origine d’une histoire Rakugo du Sannyûtei Entchô. Elle est classée comme un “Sewa-mono”, un répertoire basé sur des affaires quotidiennes des paysans ou des commerçants. C’est un conte humanitaire plein de larmes et de rires, qui se termine par une fin heureuse. Le maquillage typique de Kabuki, le Kumadori, qui souligne les mîmes des personnages, y est le plus léger des trois pièces de ce jour : grâce à l’éclairage électrique sur la scène, les acteurs n’ont plus besoin de l’aide de Kumadori pour accentuer leurs sentiments. La planche tournante qui représente le changement de scène et l’écoulement du temps est aussi une attirante mise en scène.

Le Kabuki, qui consiste en du chant, de la musique (歌Ka), de la danse (舞Bu) et du théâtre (伎Ki), a une tradition qui perdure depuis 400 ans mais pourtant il est très moderne. En effet, comme le verbe d’origine “Kabuku” qui signifie déformer ou pencher, le Kabuki ne cesse d’avancer et de se transformer. Les trois représentations de ce jour étaient de bons exemples. La première vient du Bunraku, la deuxième du Nô, et la dernière du Rakugo, trois autres arts traditionnels du Japon. Il y a même des pièces créées par d’autres secteurs d’art comme l’opéra, de Shakespeare, de Sumo ou de Kyo-geki. Le charme du Kabuki : Traditionnel mais toujours nouveau, la vitalité de se métamorphoser en absorbant le charme des autres arts.

Sous les cris d’appels lancés de tous côtés par les habitués, appelant les noms de la Maison des acteurs favoris, le rideau tricolore du Kabukiza, noir-orange(Kaki)-vert(Moégui), provenant d’un ancient théâtre qui se trouvait à la place actuelle du Kabukiza, s’est fermé dans un grand enthousiasme.

Texte : Asako Morita (membre de l'ALFI)

Photos : Nathalie Deleville

Note :

ALFI : Association des Lauréats du Futsuken Ikkyu

Ningyo-Johruri(Bunraku) : Théâtre classique japonais joué par des marionnettes. Ningyô-Jyôruri et Kabuki étaient rivaux et ont connu alternativement des hauts et des bas. Sous peu Kabuki prend l’avantage.

Kurogos : Personnel vêtu tout en noir et aussi voilé en noir. Il aide les acteurs de l’arrière lors du changement de costumes, remise et rangement des outillages en cours de scène. Une connivence se crée avec les spectateurs pour le considérer comme invisible. Lorsqu’il agit dans le fond de l’eau ou de la rivière, il s’habille tout en bleu (Mizugo) et dans le fond de la neige, tout en blanc (Yukigo).

Kodôgues : Outillages amovibles On dit, en gros, que les matériaux fixés sur la scène s’appellent Odôgue.

Kôkens : Costumier et petite main sur scène.

Kamishimo-Kôken : Personnel habillé en grand tenue, Kamishimo, Hakama, avec Katsura (perruque) qui aide l’acteur, cette fois-ci, à changer rapidement son costume. Son rôle est à peu près identique à celui du Kurogo, mais celui-ci ne voile pas son visage et son nom est publié dans la brochure. Les apprentis acteurs jouent souvent ce rôle de Kôken.

Maison Otowaya : Un des noms sociaux (Ya-gô). A l’ère Edo, outre pour les Samouraï, les paysans, les industriels et les commerçants, porter un nom de famille était interdit. Donc les acteurs ont commencé à porter un nom de famille venant du lieu de naissance ou du temple. Le premier nom de famille serait Naritaya, nom des acteurs de la famille d’Ichikawa car le premier du nom avait croyance en Narita-san. Le point important de la mise en scène de Kabuki, est de respecter le style de la maison héritée par la famille de l’acteur : ce style s’appelle “Kata”. Les habitués appellent leurs acteurs favoris par leur nom de raison sociale(Ya-gô) lorsqu'ils les encouragent. EX : “Kôraï-ya !” “Narikoma-ya !”, ”Yamato-ya !”, ”Otowa-ya !”.

Rakugo : Récit humoristique

Kumadori : Maquillage pour mettre en valeur les mines du personnage. Les traits tracés en couleur rouge ou bleu symbolisent les veines, et les muscles. Appliqué surtout dans le cas de “Aragoto” mise en scène pour les personnages rude.

Kyo-geki : Théâtre classique chinois