L’Ambassade de France organise un réunion trimestrielle de coordination et d’information entre les services diplomatiques et consulaires d’une part, et les représentants des parents français concernés par l’enlèvement parental, la non-présentation d’enfants ou l’exercice du droit de visite, d’autre part.
Le nombre de mariages franco-japonais augmente (312 mariages en 2009) ainsi que le nombre des naissances d’enfants binationaux (233 naissances en 2009). Bien que relativement faible, le nombre de séparation augmente de manière correspondante, ainsi que les conflits qui en résultent. Très souvent dans ces cas là, le parent japonais refuse à son conjoint l'accés au domicile familial ou enlève l’enfant, lui refusant tout contact avec son parent français: Mais ce délis n’est pas sanctionné au Japon, alors que c’est interdit en France.
Une cinquantaine d'enfants franco-japonais ont ainsi enlevés par leur famille japonaise dans le passé et une trentaine sont encore répertoriés comme non accessible a la partie française. L’article 819 du code civil japonais prévoyant que l’autorité parentale ne se partage pas, ces délis sont systématiquement entérinés par les tribunaux locaux et protégés par les services publics locaux, polices municipales inclues. Il n'est possible dans ces cisconstances de faire appliquer le droit français de ces enfants d'avoir accès à leurs deux parents.
Les pouvoirs publics français se voient ainsi souvent refuser l'accés à ses jeunes compatriotes, un droit pourtant fondamental de la diplomatie internationale. Même le gouvernement central japonais est parfois dans l'impossibilité de localiser ces enfants.
De ce fait, déjà trois pères Français se sont donné la mort, despérés par l’impossibilité d'avoir une relation normale avec leurs enfants.
Depuis 2009, les différents services de l’Etat, en France et au Japon, ont été fortement mobilisés sur la question des pères français privés d’accès à leurs enfants franco-japonais.
A l'instar de leurs homologues américains, les parlementaires français ont voté en Janvier 2011 une résolution appelant à permettre aux enfants franco-japonais le droit de conserver des liens avec chacun de leurs parents en cas de divorce. A l'initiative du premier ministre Japonais actuel, ainsi que de son prédécesseur et nombre d'autres ministres et parlementaires visionnaires, le parti démocrate japonais, fait des efforts significatifs pour sensibiliser les services publics et le reste des parlementaires de province sur la nécessité pour la société japonaise de sortir de cette impasse qui la met ainsi au ban du reste du monde civilisé. Nombres d'associations japonaises font un lobby actif pour faire évoluer la législation afin de résoudre les quelques 160 000 cas d'enfants dont le droit à avoir deux parents est refusé.
La construction du concensus pour aider le Japon à sortir de son isolation se poursuit donc sur tous les plans.