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Saturday, 01. August 2020
07:00 - Rando 2 jours à Oze le 1er août
Avec une nuit en camping ou chambre en refuge. L'AFJ a le plaisir de vous inviter à une nouvelle activité à OZE (près de Nikko) avec une randonnée et une nuit de camping sur une d...
10:30 - Atelier Photographie d'été
Samedi 1er août • 10h30 > 13h – NOIR & BLANC- NATURE – Cours tout niveau • 15h > 18h – VITESSE & Poses Longues – Cours débutant/tout niveau
Wednesday, 12. August 2020
09:30 - Atelier Pilates Classique
La Méthode du Romana Pilates (style classique) est un ensemble d'exercices de mise en forme physique et mentale. COURS PRIVES SUR MACHINES du lundi au samedi, COURS COLLECTIFS AU S...
Saturday, 15. August 2020
07:15 - Randonnée et nuit en refuge le 15 août
Chuo Alpes Randonnée et nuit en refuge entouré par les premières neiges Samedi 15 & dimanche 16 août 2020
10:00 - Atelier Piano
Leçons de piano en français sur deux sites ! Cours de 30 ou 45 minutes - Ebisu : mercredi et jeudi 14h-20h30, samedi 11h-16h30, par Mme Kay UEYAMA, Takane ICHIKAWA, Sayuko SOMEYA...
Friday, 21. August 2020
20:15 - Sciencescope: Soutien Scolaire au Japon
Sciencescope propose un nouveau service bénévole de soutien scolaire et d’aide aux devoirs en ligne à destination des élèves francophones et de leurs familles.
Saturday, 22. August 2020
09:30 - Atelier Photographie d'été
Samedi 22 août • 9h30 > 12h30 – DIAPHRAGME & PROFONDEUR DE CHAMPS • 15h > 18h – BALADE PHOTO – Sortie photo tout niveau - Ochanomizu, kanda, Akihabara
Wednesday, 26. August 2020
09:30 - Atelier Pilates Classique
La Méthode du Romana Pilates (style classique) est un ensemble d'exercices de mise en forme physique et mentale. COURS PRIVES SUR MACHINES du lundi au samedi, COURS COLLECTIFS AU S...
14:00 - Atelier Piano
Leçons de piano en français sur deux sites ! Cours de 30 ou 45 minutes - Ebisu : mercredi et jeudi 14h-20h30, samedi 11h-16h30, par Mme Kay UEYAMA, Takane ICHIKAWA, Sayuko SOMEYA...

l'AFJ, les activités pour les francophones au Japon

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Compte-rendu de la Journée Kabuki du 7 novembre 2009

Au beau matin du 7 novembre 2009, le jour du Risshu (le premier jour de l’automne), 40 membres de l’ALFI et de l’AFJ se sont rassemblés au Kabukiza encore silencieux.

Troisième coopération de ces deux groupes depuis 2008 s’est réalisée. Dans le restaurant au troisième étage, les particiants ont écouté la conférence de M. Yu Ohara avant le spectacle. M. Ohara est Président du comité du musée littéraire en ligne du Japan Pen Club, Administrateur du Japan Pen Club et aussi en charge de multiples choses liées au Kabuki. Celle-ci est la troisième conférence par M. Ohara, suite en Février 2009.

A l’aide de quelques illustrations et de bandes dessinées faites par Mme. Miyuki Awano, présidente de l’ALFI, M. Ohara nous a présenté quelques mots clés pour comprendre le Kabuki et le mystère du chiffre 47* qui entoure le spectacle d’aujourd’hui, et les relations des personnages. L’image du Kabuki, qui semble être quelque chose pas très famillière, s’est changé grâce au conférence de M.Ohara et dans l’impatience de voir le spectacle, le ridau s’est ouvert à 11 heures.

Chaque année en Novembre, les acteurs les plus célébres et les plus doués sont tous présents sur la scène car ce mois est celui du Kaomissé, une sorte du nouvel an dans le monde du Kabuki. Le sepectacle de ce jour était « le Kanadehon Chushingura ou le trésor des 47 vassaux fidèles », qui a duré presque une journée entière. L’histoire est célébre au Japon et il n’y a presque pas de japonais qui ne la connaît.Chaque année, autour du nouvel an, au moins une chaîne de télévision japonaise passe un film ou une émission spéciale sur le Chushingura.

L’histoire est basée sur une vraie affaire de vengance qui a eu lieu en 1701. Si cette affaire se déroulait à notre époque, un PDG d’une entreprise filiale, persécuté par le directeur général de l’entreprise-mère et par sa companie, victime d’un harcèlement, serait arrêté pour une affaire financière, et son entreprise serait mise en liquidation, et ses employés se retrouveraient sans travail. Dans le théâtre, le samouraï est obligé de faire le hara-kiri, et sa petite groupe se sépare. Ses subordonnés se rassemblent, et réussissent à venger leur supérieur après avoir élaboré le plan de vengance pour longtemps. Dans la matinée, le specacle dure jusqu’où les subordonnés jurent de venger un jour son maître qui s’est suicidé par un hara-kiri pour prendre la responsabilité, sortant son sabre de son fourreau à un adjoint du Shogun.

Le rideau s’ouvre, les acteurs en ligne ne bouge pas comme des poupées. Appelé par le nom, l’âme d’un personnage s’insuffle à chaque acteur, et chaqu’un lève la tête. Une mise en scène originale et intérressante. Les vilains en costumes noirs, les victimes en bleu clair ou en jaune, un temple rouge en arrière-plan, un grand ginkgo jaune sur la scène, les beaux contrastes des couleurs nous attirent. La scène se déroule, dans la grande salle de « Matsunoma », Enya, insulté par Moronao sort son sabre de son fourneau. Les spectateurs se concentrent sur les conversations tendues des deux personnages principaux, Enya et Moronao, et sur les adieux aux vassaux. Ils sont aussi frappés par le suicide (le hara-kiri) franc et sublime.

Le spectacle du Kabuki dure 4 ou 5 heures, en incluant quelques entractes. Les spectateurs sommeillent parfois, bercés par le rythme monotone, mais le changement de la scène avec le Mawari-butai, ou la scène tournante, les acteurs jouant tous près des spectateurs sur le Hanamichi**, tous ses mises en scène ne les ennuient finalement jamais. La matinée s’est terminée avec une danse joyeuse et splendide, les participants se sont déplacés à la cantine et quelques questions ont été adressées à M. Ohara.

Les questions concernaient la mise en scène de la pièce, la manière de devenir un acteur de kabuki, un trésor national vivant, le système héréditaire dans le monde du Kabuki ou la manière dont est décidé le programme d’un spectacle, etc. La salle a été envahie de questions !

A la fin, M. Ohara nous a présenté la calligraphie originale du Kabuki que l’on peut voir aussi sur le programme, appelé l’école Kantei qui signifie «pavillon de Kan», venant du nom de plume de Kanroku, un maîtrle de calligraphie et créé en 1779. La salle a été bien animée car Mr.Ohara nous a préparé en cadeau un Shikishi (papier épais en forme rectangulaire) sur lequel est écrit « liberté, égalité, paix » en style Kantei.

Ce beau cadeau a été offert au participant par tirage au sort.

Le Kabukiza, le théâtre du Kabuki a été bâti il y a 59 ans. Il est regrettable qu’ils sera démoli en Avril en raison de sa vétusté. Des travaux commencent et le nouveau théâtre (bâtiment de 4 étages en surface et 1 en sous-sol) ainsi qu'un immeuble de bureaux situé derrière le théâtre (29 étages en surface et 4 en sous-sol, hauteur de 135m) seront achevés en Avril 2013. Une partie de Kabuki-za sera recyclée. Le nombre de sièges est à peu près le même, 1859 places. D’ici à sa démolition, de nombreux spectacles attractifs y auront eu lieu.

NOTES :

*Le mystère du chiffre 47 La pièce Kanadehon Chûshingura fut créée 47 ans après l’incident et s’inspira des 46 pièces écrites précédemment dont elle reprit l’intrigue et présenta la version définitive. Le terme “Kana” désigne les 47 caractères de l’alphabet japonais, et “kanadehon’ est le titre des manuels de calligraphie de l’époque. Et les 47 caractères évoquent l’affaire des 47 Rônins qui s’était déroulée 47 ans plus tôt. Avant le spectacle, on frappe 47 coups avec des claquettes en bois (Ki), et le rideau s’écarte lentement de gauche à droite en 47 coups. Enfin, si on pose les 47 caractères de Kana en divisant par groupes de 7, on peut constater un rébus qui se cache dans les derniers caractères des sept lignes en les lisant verticalement. Ils signifient: «ils sont morts sans commettre de faute». Les 47 Rônins sont morts par fidélité à leur seigneur mais eux-mêmes n’ont commis aucune faute. Il y avait là une critique voilée à l’égard du Bakufu (shogounat).

**Hana-michi : Littéralement « Chemin de fleurs » Couloir de réalité virtuelle, écran du rêve, il se transforme en toutes sortes de chemins (chaussée, allée d’accès au temple, digue, route), de saison (neige en recouvrant d’un tissu blanc), de rivière ou de mer (avec un tissu à motif d’ondes), couloir de palais, etc... Malheureusement on ne peut pas le voir entièrement de nos places du 3e étage. Les spectateurs à cet endroit peuvent contacter l’acteur en lui donnant un pourboire (dans un papier fermé) ou en ramassant un Kaishi (papier qui sert de mouchoir rituel) qui a été utilisé par l’acteur. Pour répondre à l’attente des spectateurs, l'acteur soigne sa marche sur Hana-michi car c'est le moment ou l'acteur est le plus proche du spectateur. Il fera attention à sa façon d’apparaître, de se retirer ou à ses poses théâtrales au cours de tout ce chemin.

ALFI : Association des Lauréats du Futsuken Ikkyu

Texte : Aki WAKAMIYA
Traduction : Asako Morita (membre de l'ALFI)

Photos : Nathalie Deleville